Interdire permet souvent de ne pas traiter les problèmes au fond. C'est facile, surtout pour les questions complexes. Elle est certes parfois nécessaire mais se révèle souvent être une forme de procrastination "on règlera le fond plus tard" ou de paresse intellectuelle, sans parler d'une tendance "crypto-autoritaire". Exercée parfois de bonne foi, l'interdiction se veut efficace immédiatement, pour régler une question trop difficile mais elle s'avère souvent dangereuse sur le lon terme.
C'est le cas à mon avis de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, actuellement en discussion au Parlement.
C'est ce que j'ai essayé de démontrer dans ma tribune de ce jour dans Marianne,